Japan

Dans les grandes lignes, l’histoire du whisky japonais est relativement simple. Au début des années 20 du siècle passé, les Japonais ont envoyé un des leurs en Ecosse afin d’apprendre l’art de la distillation. Après deux ans, il est revenu, marié à une Ecossaise et depuis lors, le whisky tel que nous le connaissons, existe au Japon. Nous retenons principalement deux pionniers : Masataka Taketsuru qui créa les distilleries Yoichi et Miyagikyo, ainsi que Shinjiro Torii qui créa les distilleries de Yamazaki et Hakushu. Le premier est un technicien, le fils d’un fabriquant de Saké qui apprit l’art de la fabrication du whisky en Ecosse pendant deux ans à l’université de Glasgow et lors de ses stages dans les distilleries de Longmorn dans le Speyside et de Hazelburn dans le Campbeltown. Il analysa toutes les techniques des hommes de métier et suivit une formation d’assembleur de whisky. Il étudia également la production du vin de Bordeaux en France. Notons son mariage avec Rita Cowan, une Ecossaise qui l’accompagna au Japon en 1920 ! Shinjiro Tori est le second pionnier. Importateur- assembleur de vins et brasseur de bière, il disposait d’un sens de l’odorat tout à fait unique. Sa vision : mettre sur pied sa propre distillerie afin de produire son whisky de malt japonais. A cet effet, il engagea Masataka Taketsuru lors de son retour d’Ecosse au Japon. Afin de bâtir la première distillerie, Taketsuru proposa Hokkaido, l’île située au nord du Japon, au terrain et au climat similaires à ceux de l’Ecosse. Mais Torii opta finalement pour le village de Yamazaki, une localisation plus proche des villes de Kyoto et d’Osaka. Cette mésentente est-elle à la base de leur séparation et de la concurrence impitoyable que se livreront les deux entrepreneurs 10 ans plus tard ? Le succès du whisky fit son chemin durant les années 30, et éleva Suntory au premier rang des fabriquant de Whisky. La guerre n’entrava pas la production de whisky, bien au contraire. Considéré comme la boisson de la marine et de l’armée, le whisky continua à être produit à flot dans les distilleries. L’après-guerre est directement marqué par le lancement d’un nouveau concept de bar à l’image anglaise, sauf qu’au Japon, le whisky remplaça la bière. Les Tory’s bar, tels qu’on les appelait, comptaient plus de 1.500 points de vente au Japon. En 1973, la société Suntory construisit la distillerie d’Hakushu. Masataka Taketsuru, après son départ de la société Suntory, fort de son expérience, et supporté par son épouse écossaise, fonda sa propre société Kaju Kabushiki Kaisha, qui sera renommée Nikka, et sa première distillerie Yoichi sur l’île d’Hokkaido. Par après, la société Nikka et la Brasserie Asahi fusionnèrent et une nouvelle distillerie fût mise sur pied : Senday/Miyagikyo. Le Japon compte aujourd’hui une douzaine de distilleries. Le whisky est généralement doux, se distingue par la précision de ses arômes et est très proche de la tradition écossaise qui lui a servi comme modèle. L’absence de la note de fond de céréales le différencie toutefois de son homologue écossais, de même que le recours au chêne japonais, essence intensément aromatique. Soulignons toutefois que les Japonais disposaient depuis des centaines d’années de toutes les connaissances techniques pour la fermentation et la distillation et de toute l’expérience requise afin de produire un alcool à base de riz (Saké) ou de grain. « Produire un whisky, c’est un acte créatif mettant solidairement en jeu les bienfaits de la nature et la sagesse de l’homme » affirmait Masataka Taketsuru.

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